Stefano Canto

Stefano Canto est né à Rome en 1974, où il vit et travaille encore. Après avoir obtenu un diplôme à la Faculté d'Architecture de l'Université de Rome en 2003, il démarra une brillante carrière artistique, exposant ses œuvres dans le monde entier (Berlin, Shanghai, Oslo, Dakar, Rome, etc.), y compris dans des musées et au sein d'événements artistiques majeurs tels que la biennale d'art contemporain 'Manifesta' en 2018.

Ses études architecturales ont fortement influencé le processus de création de l'artiste. Sa pratique artistique s'articule autour de la sémantique de l'objet, de son contexte et développe la relation entre l'environnement naturel, l'espace urbain et l'interaction humaine. Ses travaux traitent souvent de questions sociologiques, interrogeant les sciences naturelles et l'histoire.

À travers des installations et interventions artistiques sur site, ou par le biais de ses sculptures, Stefano Canto stimule constamment notre perception et nous interpelle sur différentes thématiques, comme il l'a fait pour la série "Carie", où le béton prend forme de manière inattendue à partir du creux d’un tronc d’arbre :

"Ganoderma applanatum", "Inonotus hispidus", "Armillaria" et "Fomes fomentarius", ne sont que quelques-uns des agents pathogènes qui provoquent la destruction de la partie centrale d'un arbre, entraînant son abattage ultérieur. Le développement de ces formes de maladies chez les arbres est étroitement lié à l'urbanisation des métropoles et à la difficulté des plantes à s'adapter à un habitat artificiel empli de poisons. Un arbre ‘dévoré de l'intérieur’ se vide de son âme et perd de sa substance, devenant une structure peu solide et précaire qu'il faut rapidement détruire. Couler du ciment dans la partie manquante de l'arbre signifie solidifier ce que le champignon a retiré de l'objet. Ainsi l'absence devient présence, le vide devient plein."

'RP 8, 2017'

image RP 8, 2017
RP 8, 2017

'AN 5, 2019'

image AN 5, 2019
AN 5, 2019

'RP 7, 2017'

image RP 7, 2017
RP 7, 2017